Premier rempotage d’un calamondin
Pour diversifier les espèces de Citrus que j’apprécie par dessous tout pour leur parfum, je décide d’ajouter un Calamondin à ma collection. Ce jeune plant de pépinière est clairement issu d’une bouture, avec les défaut attendus et que le rempotage me confirme : le système racinaire s’est formé sur plusieurs niveaux. Au passage, la motte de terreau d’origine est très humifère, pas compacte mais détrempée, cela explique pourquoi le système racinaire est très peu développé. L’enjeu après ce rempotage sera de bien cultiver l’arbre pour espérer améliorer le pain racinaire.
Le Calamondin (Citrus mitis) est le résultat du croisement entre un mandarinier sauvage et un kumquat. Également appelé Oranger d’appartement, car c’est le seul agrume qui peut être cultivé en intérieur sans difficultés, il résistera mal aux températures négatives, même occasionnelles.
Pour faciliter sa culture, le rempotage se fait racines nues, dans un substrats ultra drainant, composé exclusivement de pumice (40%) et de zéolithe chabasite (60%). La zéolithe amènera de la rétention et la capacité d’échanges cationiques qui manque à la pumice. Le nouveau pot est une simple vasque en terre cuite. Sa forme semble adaptée pour les premières années de culture.
Le tronc est rogné dans sa partie inférieure, et certaines départs de racines sont supprimés. J’élimine donc un bon tiers du racinaire. C’est beaucoup, surtout si on considère le piètre développement de ce dernier. D’un autre côté il me semblait contre productif de conserver en l’état et de retrouver les mêmes défauts accentués dans 3 ans.
Côté aérien, quelques éléments sont également supprimés. Si la reprise est bonne il n’est pas impossible qu’une autre branche disparaisse au printemps. L’objectif à court terme est de partir sur une bonne base, avec de futures charpentières bien placées, quitte à supprimer l’existant. D’ailleurs les nouveaux départs déjà visibles font de futurs candidats intéressant en substitution aux rameaux plus épais actuels.
Il est peut probable de voir ces fleurs cette année. Ce n’est d’ailleurs pas un objectif. Je serai plutôt attentif à la culture, avec un apport régulier d’eau et d’engrais. Il est fort probable que je laisse le substrat humide en permanence, surtout en saison chaude.
Dernier écueil et non des moindres : je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire avec ce point de greffe très prononcé. Lorsque l’arbre aura bien repris il faudra certainement rogner le moignon, mais je crains qu’il soit difficile d’obtenir un raccord discret…
Prochains travaux : sélection et réajustement des rameaux à la fin du printemps, avec peut être une pose de ligature.







