
Malus sp.
Le genre Malus est le groupe botanique des pommiers, arbres et arbustes de la famille des Rosacées. On dénombre une quarantaine d’espèces originaires d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, dont la plus représentée est Malus domestica, notre pommier de consommation, avec ses milliers de variétés et cultivars.
Les tentations sont grande de réaliser des semis à partir de pépins de pommes de consommation courante, mais autant savoir à l’avance que les échecs peuvent être nombreux voire quasi systématiques, à moins de traiter chimiquement et massivement ce qui n’est pas le but. Car force est de constater que les pommiers de consommation sont très sensibles aux maladies, et notamment l’oïdium, la tavelure, etc.
En bonsaï les pommiers sont très appréciés pour leurs fleurs délicates. Ce sont donc les espèces d’ornement qui seront privilégiées, et en particulier celles qui produisent des fruits de petite taille.
Ces pommiers sont généralement faciles à cultiver, avec une croissance relativement rapide. Le feuillage alterne est caduc. La floraison printanière est attendue avec impatience, cependant la plupart des espèces sont autostériles : il faudra donc compter sur la présence d’autres arbres pour espérer une fructification à l’automne.
Quelques espèces intéressantes
Plusieurs espèces sont particulièrement adaptées au bonsaï :
Malus sylvestris (pommier sauvage d’Europe), Malus Baccata (pommier de Sibérie), Malus Cerasifera (pommier cerise), Malus Halliana (pommier de Hall, originaire de Chine), Malus Sieboldii (pommier Toringo, originaire de Corée).
On s’intéressera également à des cultivar récents, obtenus, volontairement ou non, par hybridation au cours de programmes de recherche de résistance à des maladies ou des parasites.
Ainsi Malus evereste (noter le ‘e’ final) est un descendant indirect d’un produit issu du croisement Malus pumila ‘Rome Beauty’ × Malus floribunda. La variété Malus evereste résiste bien aux principales maladies telles que le feu bactérien, la tavelure du pommier et même l’oïdium et sa floraison abondante en fait un pollinisateur précieux pour les pommiers à fruits.
Cette variété a elle-même donné deux descendants intéressant : Malus coccinella ‘Courtarou’ et la variété naine Malus pom’zaï ‘Courtabri’.
Dans mon petit jardin
- Malus ‘Van Eseltine’ #1
- Malus sp. #2 (Indéterminé. issu d’un semis ou d’une bouture)
Fiche travaux
| Ensoleillement | Plein soleil, mais attention aux épisodes caniculaires et ne pas manquer un arrosage. |
| Température | Rustique jusqu’à -10°C. Supporte des températures jusqu’à +30°C. |
| Vent | Tolérant, mais se méfier des vents qui assèchent le substrat |
| Céramique | Choisir un pot assez profond. La couleur doit tenir compte des fleurs et des fruits, c’est pourquoi souvent le bleu, le beige, le gris et le brun sont privilégiés. Formes rectangulaires pour les sujets massifs et trapus. Sinon privilégier les pot ronds ou ovales. |
| Rempotage | Tous les ans pour les jeunes arbres, à la fin de l’hiver (février/mars). Tous les trois ans pour les sujets plus âgés. Lors du rempotage, on pourra supprimer 1/3 des racines. En dehors de cette période, privilégier les transpotages. |
| Substrat | Obligatoirement drainant pour éviter les maladies cryptogamiques. Dans les régions méditerranéennes, au moins 60% de zéolithe ou d’akadama, et le complément en pumice. |
| Taille | Taille en vert : après la floraison jusqu’en juillet. Taille de structure en automne. Avant l’hiver, enlever les feuilles mortes qui ne sont pas tombées et supprimer les fruits. En hiver, supprimer le bois mort. |
| Ligature | Possible pendant toute la saison de croissance. |
| Arrosage | Quotidien du printemps à l’automne. Plusieurs fois par jour en cas de canicule. Abondant s’il y a des fruits. Modéré en hiver. Au printemps on veillera à ne pas mouiller les fleurs pour préserver la pollinisation. |
| Engrais | Engrais organique en quantité importante, à partir du mois de mars pour préparer la période de floraison, et jusqu’en septembre. Engrais liquide en complément une fois par mois. |