Premier rempotage du grenadier
Les dernières pluies, entre deux épisodes de mistral, me convainquent de rempoter cet arbre. Comme déjà constaté, le substrat est de piètre qualité : difficile à humidifier lorsque qu’il est sec et encore plus à ressuyer lorsqu’il a plu. Donc malgré mes réticences initiales, je crains encore plus le pourrissement des racines dans cette éponge qui sert de substrat. Même après 48 heures hors du pot, la motte ne sèche pas.
Après avoir mis les mousses de coté (j’ambitionne d’en cultiver mais je ne fais pas trop d’illusion compte tenu du climat), je m’attaque au substrat à l’aide d’une baguette en bambou. J’y vais avec précaution, mais je constate rapidement qu’il y a beaucoup de radicelles mortes enchevêtrées dans des blocs d’humus. J’aurais vraiment espéré avoir un substrat de meilleure qualité qu’un simple terreau humifère. Et cela me conforte dans ma décision.
Le long travail de nettoyage se solde par beaucoup de perte mais je conserve quand même une base que j’espère suffisante pour la reprise. Je pensais au départ rempoter l’arbre dans son pot d’origine, pas très beau mais présentable. Compte tenu du travail nécessaire pour reconstruire le racinaire, je me rabats un conteneur destiné à la culture (un panier en plastique pour plantes aquatiques).
Autre constat, le nebari de l’arbre semble plus bas de presque 3cm, ce qui aura nécessairement des conséquences. Les proportions de l’arbre pourraient changer, ainsi que son orientation, et peut être même sa face avant. La grosse difficulté actuelle concerne les racines. Certaines, trop hautes et abîmées, sont retirées à la pince (préalablement désinfectée, cela va de soi). D’autres devront faire l’objet d’un travail ultérieur : en particulier deux grosses insertions, qui portent avec elles leur lot de fines radicelles, se situent bien au dessus de ce qui devrait être le nebari. Je choisis de les conserver mais ce sera à reconsidérer dans quelques années. Le tronc est nettoyé de sa mousse à l’aide d’une brosse à dents souple.
Le fond du panier est rempli de pumice 5-7mm. Vient ensuite un mélange à parts égales de pumice et de zéolithe chabazite de moyenne granulométrie (2 à 5 mm). Ainsi le nouveau substrat sera ultra drainant, mais également un peu rétenteur. L’arbre est bien entendu fixé au conteneur à l’aide de fils de ligature. Pour finir le substrat est copieusement arrosé pour le tasser et faire sortir les poussières.
Maintenant on croise les doigts et on attend le printemps…. Wait and See.
J’avoue que je n’en mène pas large. D’une part je sais pertinemment que j’aurais du attendre et faire le rempotage avant la taille. D’autre part ce grenadier est l’arbre le plus abouti en ma possession. Il serait douloureux qu’il ne reparte pas.






